Carnet de laboratoire

Chambre Noire Ordinaire

Notes de développement, essais de pellicules et tirages au grade dur.

Ce carnet rassemble ce qui se passe dans une salle de bains transformée en laboratoire trois soirs par mois. Temps de développement, ratages, papiers essayés, révélateurs épuisés trop vite. Rien d'exemplaire, seulement ce qui a été fait et ce que ça a donné.

1+50dilution retenue
13minutes de développement
2degrés qui changent tout
2019première page du carnet
01

Le révélateur qu'on garde

Après avoir essayé une demi-douzaine de formules, le choix s'est arrêté sur un révélateur à grain fin dilué au 1+50, en bain perdu. Une dilution forte coûte moins cher, travaille plus doucement, et pardonne une erreur de trente secondes.

Le bain perdu évite la question de l'épuisement : on mélange la quantité nécessaire, on développe, on jette. Le seul inconvénient est le temps de traitement, plus long, pendant lequel il ne se passe rien d'intéressant.

02

Mesurer la température pour de bon

Un écart de deux degrés sur un développement de treize minutes change le contraste de manière visible au tirage. Le thermomètre de cuisine ne suffit pas : il lit avec du retard et souvent avec un décalage constant.

La méthode retenue ici est un bain-marie dans l'évier, l'eau du robinet réglée à la température voulue une demi-heure avant. La cuve y flotte pendant toute la durée du traitement.

03

Le grade dur, contre l'habitude

Un négatif un peu mou donne souvent un meilleur tirage en grade 3 ou 4 qu'en grade 2, contrairement à ce qu'on lit. Le contraste se décide au tirage, pas à la prise de vue, et un négatif dense reste imprimable.

Le masquage local fait le reste. Deux secondes de main au-dessus d'un ciel valent mieux qu'une pellicule sous-exposée qu'on n'a plus les moyens de rattraper.

04

Ce qui rate le plus souvent

Les rayures viennent presque toujours du séchage, pas du développement : une pellicule suspendue dans une pièce où l'on marche attrape la poussière en vingt minutes. Une douche fermée, humide, reste le meilleur séchoir.

Vient ensuite le chargement de la spirale, qui rate quand la pellicule a pris l'humidité. Une spirale parfaitement sèche se charge en dix secondes ; une spirale tiède et humide bloque au tiers.

Le contraste se décide au tirage, pas à la prise de vue.

Ce qui est couvert ici

Ailleurs

Quelques sites tenus par des gens croisés au fil du temps, sans rapport avec la photographie et c'est très bien ainsi.